Retour au site

Joan FONTCUBERTA

FAUNA


Couverture du catalogue de l’expo de Tokyo 1995.

Le traitement de surface du catalogue n’est pas sans rappeler

les manuscrits anciens et précieux.

Manuscrits qui détiennent la connaissance et a vérité.

site de l’artiste   http://www.fontcuberta.com/

Joan Fontcuberta est un artiste plasticien contemporain, diplômé en science de l’information. Il est né le 24 février 1955 à Barcelone.

Fauna a été réalisé entre 1985 et 1989.

A travers son travail, Foncuberta questionne la vérité photographique, la vérité historique ou fictionnelle. Où est la vérité ? Sous nos yeux, dans nos légendes.

Lors de l’exposition de Fauna, il présente aux spectateurs un certain nombre de documents attestant la découverte de créatures disparues. Le spectateur est pris en otage fac à ce déluge de preuve plus convaincante les unes que les autres.

Mais qu’en est-il réellement ?

 

La série Fauna est un savant mélange de photographie, vidéo, radiographie, d’animaux empaillées, de notes sous forme de croquis qui démontre qu’un explorateur mystérieux du nom de professeur Ameisenhaufen, zoologiste de son état a réalisé une découverte spectaculaire non pas d’une créature mais d’un ensemble de créature disparues.

L’invraisemblable, l’insolite va ébranler la confiance du spectateur et l’obliger à douter de ses certitude.

Rappelons que depuis la nuit des temps, les hommes aiment à croire à toutes sortes de légendes. Aujourd’hui encore, le Monstre Loch Ness ou le Yéti ont de beaux jours devant eux.

 

A partir de 1987, fontcuberta présente Fauna. Il va utiliser un dispositif muséographiques qui est habituellement destinées aux institutions muséographiques. Des vitrines exposaient des notes dactylographiées, des croquis d'après nature, des cartes, des fragments osseux, quelques spécimens empaillés et quantité de photographies. Des panneaux didactiques s'employaient à expliquer aux visiteurs les particularités du Micostrium vulgaris, du Centaurus neandertalensis, ou du Cercopithecus icarocornu : leur morphologie, leur type de comportement, de nourriture ou d'habitat, et jusqu'à leur mode de reproduction. Présenté comme simple commissaire d'exposition, Fontcuberta avait en fait fabriqué de toutes pièces chacun des objets qui la composaient. A sa demande un taxidermiste avait associé, dans la plus pure tradition des wolpertinger allemands, des morceaux d'animaux provenant d'espèces différentes afin de recomposer des créatures imaginaires. Celles-ci avaient ensuite été photographiées en situation. Il restait encore à confectionner l'environnement documentaire, à le vieillir artificiellement, et à présenter le tout semon les principes didactiques des musées scientifiques, pour que l'ensemble apparaisse comme une authentique archive fraichement exhumée.

Pour parvenir à ses à ses fins, Fontcuberta  utilise tous les artifices possibles : photomontage, découpage, falsification de documents pour détourner la réalité.




Le professeur avec le Centaurus, phase d’approche et

tentative de communication avec l’animal.

Installation de la série Fauna, avec Centaurus naturalisé.

C’est bien la preuve que ça existe.

«Dérangeant, intriguant, déroutant pour le spectateur. Doit ’on mettre la parole de l’artiste en doute, puisque l’animal est là devant nos yeux ».


Croquis réalisés par le professeur lors de son exploration

Photographie du Cercopithecus icarocornu mi oiseau mi singe de nuit : animal nocturne


Planche compacte de photographie

Photographie et radiographie du solenoglypha Polipodida prise en 1941 : serpent à pattes

Si le travail de Fontcuberta en 1987 bouscule les données de la vérité à l’aide de trucage, découpage réservé à un milieu de professionnel. Aujourd’hui au XXIème siècle, il existe de très nombreux logiciel de retouche d’image qui permettent de détourner la vérité en quelques secondes, sans être un professionnel. Donc le travail de Fontcuberta pose bien les bonnes questions, doit-on faire foi de ce que l’on nous présente sous nos yeux ?